mardi 8 août 2017

Le tour des grands lacs

Petit déjeuner "Au Clapotis de la Cure"

Il y a tellement de façons de visiter le Morvan, nous sommes cependant allé voir les trois grands lacs. Une fois nos valises posées prés des Settons, nous avons eu envie de voir Saint-Agan et Pannecière. Il ne me manque plus que celui du Crescent, je me le garde pour le prochain voyage.

Mairie de Chaumard
















J'ai une préférence pour Saint-Agnan, et côté village celui de Chaumard est le plus animé. De beaux hortensias devant l'église et la mairie, de magnifiques fresques sur deux maisons et surtout des habitants dynamiques qui semblent proposer beaucoup d'animations. Je me serais crue, un moment, en bord de mer. La plage du village de Chaumard est vraiment belle tout en gardant un côté sauvage, l'air est vraiment agréable, je serai bien restée plus longtemps si nous n'avions pas la bougeotte.

Dans l'église de Saint-Agnan une broderie originale

Peut-être l'ancienne église de Saint-Agnan


Une plage Au bord du lac de Saint-Agnan





Le village de Saint-Agnan restera un mystère pour moi, une école, un château, une église refaite mais peu de maisons ou d'habitants et je n'ai pas trouvé la plage où nous avions fêté les deux ans de ma fille Alice. Je me souviendrai toujours de cette journée. Nous n'avions pas beaucoup d'argent et je voulais que ma petite chérie se souvienne d'un bel anniversaire. En guise de cadeau je lui avais fait des marionnettes avec des chutes de tissus, alors le gâteau... j'y ai mis tout mon cœur. Petites roses et leurs feuillages sculptés dans de la pâte d'amande, fraises du jardin, crème anglaise maison... Je laisse le papa emballer le pique-nique et quand j'ai ouvert la glacière sur la plage, je vois de grosses bouteilles de verre de jus de pomme et une dizaine de verres en Duralex et mon pauvre gâteau tout aplati... Mon amie Monique a pris une photo de ma tête déconfite et a baptisé le gâteau "le Raplatouillé". Depuis Saint-Agnan et l'anniversaire sont bien ancrés dans nos mémoires et ma fille se souviendra toujours de son anniversaire des 2 ans !
C'est donc en pensant à ma fille que je suis passée à Saint-Agnan, je me dis qu'entre la petite-fille de 2 ans et la jeune femme qu'elle est devenue il y en a eu des aventures et des gâteaux. Maintenant c'est une graphiste de talent dont je suis très fière, chacune de mes filles a hérité d'un talent particulier, mais Alice a eu droit au "Raplatouillé" !

Panecière

Le barrage de Panecière

Vue depuis le milieu du barrage

Vue depuis le petit lac de Panecière




Vue sur le petit lac de Panecière à travers la fenêtre de la guérite


Panecière ne m'a donc pas emballée plus que cela, bien sûr le barrage, mais je n'ai pas pu m'empêcher de trouver le lieu dramatique, en imaginant la vallée avant qu'elle ne soit submergée. Je me suis fait un film où les habitants des environs devaient faire des exercices d'évacuation, un gilet de sauvetage par habitant, le canot gonflable dans le garage, les sirènes qui hurlent...bref, l'angoisse. J'ai voulu voir le petit lac de Pannecière en croyant que ça serait plus cool, mais au bout d'une passerelle voilà une guérite pour observer les oiseaux et puis un bout d'eau qui brille, de l'herbe... Ouais... c'est tout fermé, ici les mystères de l'alimentation en eaux de la capitale sont bien préservés et je ne sais pas pourquoi cela ne m'a pas fait rêver, en dehors de mes délires, genre film de catastrophe.

Rentrés "Au clapotis de la cure" où nous avions eu la bonne idée de prendre une chambre prés de Montsauche-les-Settons, nous avons été bichonnés par notre hôte qui nous a concocté un repas gastronomique,  par chance rien n'était écrabouillé.



Vue sur le lac des Settons depuis la terrasse "du chalet de la plage"

dimanche 6 août 2017

Vacances sur pilotis


Qui n'a pas rêvé de vivre un jour dans une jolie maisonnette en bois sur une île paisible ?
j'ai voulu réaliser mon rêve d'être une Robinsone avec mon Robinson. Pour cela j'ai saisi ma chance un jour en prenant une réservation pour une cabane sur pilotis ici : Cabanes sur pilotis

Après avoir essuyé un orage de grêle, nous sommes arrivé à Marolles sous la pluie. Je craignais que nous ne puissions traverser les eaux de l'étang mais une jeune femme en imperméable nous a fait descendre un chemin vertigineux vers l'embarcadère. Nous avons vu Ghislaine, la propriétaire revenir en canot, mouillée par la traversée, nous avons alors compris qu'il ne fallait pas être en sucre et que notre baptême de la rame allait être très humide.

Pour la première traversée, la jeune fille à l'imperméable nous a conduits à l'embarcadère de la cabane, mais ensuite nous avons dû la raccompagner et nous disposer à faire un nouveau voyage pour porter nos bagages. Après le premier aller-retour nous étions déjà mis en condition, plus mouillés que les brochets dont nous étions entourés.

Un aller-retour supplémentaire pour avoir oublié les clefs de la voiture dans la cabane plus tard, nous voilà libre de nous changer...ben en fait non, il faut retourner chercher des vêtements secs oubliés dans la voiture, nous étions morts de rire devant les raisons qui multipliaient les voyages en barque sous une pluie persistante.

Enfin, cela a donné à chacun de nous, l'occasion de prouver sa valeur à l'aviron.


Enfin une fois changés, nous avons pris la mesure des conditions de vie dans lesquelles nous devrons être durant les deux jours de notre petit séjour. Nous étions ravis de découvrir les multiples aménagements de ce milieu croquignolet. Pas d'eau courante, un petit coin toilette sèches et broc de grand-mère était à l'arrière de la cabane. De joyeuses toilettes sur caillebotis avec chair de poule s'annonçaient : Caille body ! Mais c'est tellement vivifiant que je me suis fait une joie de mater les oiseaux en passant le gant sur mon cou.

Pas d'électricité, des petites bougies, lanternes et photophores étaient disposées un peu partout, sous les banquettes, des paniers contenaient de quoi survivre, un petit coin vaisselle pour l'essentiel et aussi des livres sur les oiseaux, des jumelles pour regarder plus loin. Une véritable invitation à l'observation et au repos.

Après notre premier pique-nique sur la terrasse, nous avons regardé le soir tomber et une fois la nuit venue nous avons regardé la lune par la porte.

Nous n'avions pas envisagé la difficulté pour monter nos corps usés et lourds jusqu'au lit par une échelle raide aux barreaux rectangulaires. Dure était la montée mais plus dure encore la descente, et les petites tournées aux toilettes sous les étoiles sont devenues de véritables épreuves sportives.

Mais une fois dans le lit sous le toit comme nous étions heureux, la cabane sentait si bon le bois, et par la minuscule fenêtre nous pouvions voir les étoiles et nous entendions vivre la nature qui nous avait pris dans ses bras de brume.






Le matin réveil dans les nuages, puis après la levée des voiles, nous avons repris le canot pour aller à la rencontre de Ghislaine qui nous portait le panier du petit déjeuner. Elle marchait gaiement vers nous, quand soudain la lanière du panier lâche et que notre petit déjeuner tombe dans la prairie. Heureusement seul le petit pot de crème, qui n'avait pas mis sa ceinture, avait pris un mauvais coup.
Les croissants, pains au chocolat, tartines et petits pots de miel et de confitures ont pu sans encombre être englouti par les naufragés de la veille.



C'est sous le beau soleil que nous avons quitté à regret notre île Morvandelle, dont chaque jour j'ai une image pleine de bonheur qui revient sous mes paupières. C'est comme si j'avais rincé mon esprit dans une source limpide.


dimanche 30 juillet 2017

Le joli village de Marré



Chaque année le centre socioculturel Pierre Melot de Prémery, organise "On raconte dans les lavoirs".
Hier j'ai été voir le spectacle à Noison, j'ai écrit mon article pour le Journal du Centre. Un moment donné j'étais là dans le public, l'accordéoniste jouait et j'ai ressenti une joie tellement forte d'être là, que des larmes sont monté à mes yeux. Je me suis dit:" quelle chance de profiter de ce moment de musique et de conte". J'ai ressenti la chance inouïe d'être dans l'échange culturel.
Nous avons visité Noison en parlant avec mon amoureux de l'éventualité de vivre un jour dans un coin retiré des affaires.





Mais aujourd'hui je vais vous parler du lavoir du lendemain, je ne suis pas venue voir la séance car j'étais plongé dans une délicieuse grasse matinée bien méritée après la rédaction des deux reportages du samedi. Mais l'après-midi nous sommes venus voir le village où été programmé cette manifestation, et c'était aussi un très bon moment.
Au-dessus de Lurcy-le-Bourg, c'est le village de Marré.












Le lavoir est tout petit, tout mignon. Je me souvenais y être venue avec ma fille Ludmilla pour voir son presque papa conter. Un jour j'écrirai un livre pour expliquer ce qu'est un presque papa, mais c'est le genre d'histoire qu'on peut résumer en un statut Facebook "c'est compliqué".
Nous avons eu un débat avec mon chéri, qui ne se souvenait pas être venu, mais j'avais une preuve irréfutable, je savais qu'il y avait une mosaïque au dos du lavoir. La preuve sous ses yeux, il a admis que j'avais raison, ce qui m'a fait plaisir, bien sûr !






Nous avons traqué la fleur et la pierre, la meule et la statue, l'air était doux et l'ambiance paisible jusqu'à l'arrivée d'un petit chien blanc avec qui nous avons dû discuter. Sa maitresse nous a fait un brin de conduite, c'est de sa main que toutes les fleurs du bord de la route ont été plantées. Nous l'avons salué sans oublier de refaire le monde avec elle, une fois finie la visite, nous avons à nouveau abordé le sujet de se retirer des affaires, un grand désir de repos et de paix était né en nous.