mardi 26 septembre 2017

3 000 personnes dans les couloirs du temps ...

Je n'étais pas la seule à me rendre aux médiévales organisées au château des Bordes à Urzy, prés de chez moi. Je suis heureuse de voir que les châteaux de la Nièvre développent une nouvelle dynamique de leur accueil, Meauce, Passy-les-Tours, Corbelin, Aubigny... Chacun tente de trouver des animations qui correspondent à leurs caractères et cela est vraiment bien. À la fête médiévale, le plus difficile c'est le changement d'époque. Rester fidèle entièrement au Moyen Âge est compliqué. Il faudrait ne pas voir une chaise en plastique, un portable, ni même un appareil photo... Forcément on fait beaucoup semblant et reste surtout la fête. Mais dans quelques coins de cette belle manifestation j'ai noté de véritables puristes qui sont venus avec des objets et une méthode de travail vraiment médiévaux. Ce qui m'a surprise aussi, c'est le nombre de jeunes gens qui sont vraiment immergés dans cette époque et ils n'ont pas l'air de revenir vraiment de leur voyage dans le temps, si ce n'est pour des raisons médico-sociales. À quel point les familles bios pur jus ne se sentent-elles pas mieux dans ce moyen Âge sans OGM ni pesticide? Aurait-on des groupes de "médiévaux intégristes" sur notre territoire ? Je laisse le soin aux sociologues de démêler les vrais des faux, quant à moi enfin munie d'un véritable appareil photo, bien de mon temps, je me suis mise dans la marge, pour décaler un peu mon regard tout en profitant du soleil et de la bonne odeur des feux de camp. Je vous laisse explorer les images, en cliquant sur la première vous les faites défiler avec les flèches de votre clavier. L'année prochaine venez vous mêler aux gueux !































dimanche 10 septembre 2017

Les Chaumes-Grand-Jean



J'ai beau habiter là depuis bientôt 5 ans il y a toujours des routes que je n'ai pas pratiquées. J'ai de nombreuses bonnes raisons de ne pas avoir pris cet impitoyable raidillon qui ressemble à une impasse et qui monte aux Chaumes-Grand-Jean. Je suis déjà monté par l'autre côté, je me souviens encore de la première fois où j'avais pris un chemin de bique. J'avais fini à quatre pattes accrochées aux branches pour achever de grimper jusqu'à un point de vue que j'imaginais imprenable sur la bourgade de Prémery. La deuxième fois, plus prudente, je me suis essoufflée dans la côte derrière la gendarmerie. Enfin consciente des difficultés a grimper là-haut, j'avais fini par prendre la route goudronnée de Saint-Bonnot pour tourner sagement en direction des-dites Chaumes. Mais hier, je ne sais pas ce qui m'a pris d'aller me fourrer dans cette grimpette.








 Je n'étais jamais passée par ces sous-bois fleurant bon le cèpe. Au début je n'ai pas regretté de faire l'effort, arrivée de ce côté du hameau j'ai ressenti toujours là même chose une fois en haut, un gros malaise et l'envie d'appeler "au secours mon chéri je meurs mon cœur me lâche". Mais j'ai hésité car j'avais l'impression qu'on me guettait derrière les rideaux de cretonne et que les caméras de vidéos de surveillance très nombreuses dans le quartier étaient en train de se moquer de moi avec mon souffle court et ma trogne rouge. J'ai donc décidé de faire du zen, de faire quelques sons de QI Quong pour conjurer le sort. De pauvres petits lapins en clapier m'ont aidé à relativiser, au moins moi j'étais libre!















Maisons étranges, ambiance presque hostile, châteaux d'eau, petites chèvres coquines, flacon de parfum témoignant au moins de l'existence d'une femme coquette qui sent bon, résidences en alternance avec des bicoques, le tout richement fleuri... petits recoins bucoliques, activité agricole... ici il y a de fort tempéraments.
Une fois de plus je me suis sentie frustrée, non il n'y a pas d'accès à une vue imprenable depuis les Chaumes-Grandjean sur la jolie bourgade de Prémery, non le chantier de la démolition de l'usine n'est vraiment pas photogénique et oui il faudrait que je fasse le tour uniquement pour des raisons hygiéniques car pour le cœur, c'est le parcours à faire.













En redescendant sur ce constat, je rentre dans un champ et là je prend une photo de l'église vue d'en haut, puis je retrouve la douceur de l'étang où l'automne arrive sur la pointe des feuilles. Une fois rentrée, une averse bouleverse le jardin et soudain un arc-en-ciel devient ma récompense.