dimanche 6 août 2017

Vacances sur pilotis


Qui n'a pas rêvé de vivre un jour dans une jolie maisonnette en bois sur une île paisible ?
j'ai voulu réaliser mon rêve d'être une Robinsone avec mon Robinson. Pour cela j'ai saisi ma chance un jour en prenant une réservation pour une cabane sur pilotis ici : Cabanes sur pilotis

Après avoir essuyé un orage de grêle, nous sommes arrivé à Marolles sous la pluie. Je craignais que nous ne puissions traverser les eaux de l'étang mais une jeune femme en imperméable nous a fait descendre un chemin vertigineux vers l'embarcadère. Nous avons vu Ghislaine, la propriétaire revenir en canot, mouillée par la traversée, nous avons alors compris qu'il ne fallait pas être en sucre et que notre baptême de la rame allait être très humide.

Pour la première traversée, la jeune fille à l'imperméable nous a conduits à l'embarcadère de la cabane, mais ensuite nous avons dû la raccompagner et nous disposer à faire un nouveau voyage pour porter nos bagages. Après le premier aller-retour nous étions déjà mis en condition, plus mouillés que les brochets dont nous étions entourés.

Un aller-retour supplémentaire pour avoir oublié les clefs de la voiture dans la cabane plus tard, nous voilà libre de nous changer...ben en fait non, il faut retourner chercher des vêtements secs oubliés dans la voiture, nous étions morts de rire devant les raisons qui multipliaient les voyages en barque sous une pluie persistante.

Enfin, cela a donné à chacun de nous, l'occasion de prouver sa valeur à l'aviron.


Enfin une fois changés, nous avons pris la mesure des conditions de vie dans lesquelles nous devrons être durant les deux jours de notre petit séjour. Nous étions ravis de découvrir les multiples aménagements de ce milieu croquignolet. Pas d'eau courante, un petit coin toilette sèches et broc de grand-mère était à l'arrière de la cabane. De joyeuses toilettes sur caillebotis avec chair de poule s'annonçaient : Caille body ! Mais c'est tellement vivifiant que je me suis fait une joie de mater les oiseaux en passant le gant sur mon cou.

Pas d'électricité, des petites bougies, lanternes et photophores étaient disposées un peu partout, sous les banquettes, des paniers contenaient de quoi survivre, un petit coin vaisselle pour l'essentiel et aussi des livres sur les oiseaux, des jumelles pour regarder plus loin. Une véritable invitation à l'observation et au repos.

Après notre premier pique-nique sur la terrasse, nous avons regardé le soir tomber et une fois la nuit venue nous avons regardé la lune par la porte.

Nous n'avions pas envisagé la difficulté pour monter nos corps usés et lourds jusqu'au lit par une échelle raide aux barreaux rectangulaires. Dure était la montée mais plus dure encore la descente, et les petites tournées aux toilettes sous les étoiles sont devenues de véritables épreuves sportives.

Mais une fois dans le lit sous le toit comme nous étions heureux, la cabane sentait si bon le bois, et par la minuscule fenêtre nous pouvions voir les étoiles et nous entendions vivre la nature qui nous avait pris dans ses bras de brume.






Le matin réveil dans les nuages, puis après la levée des voiles, nous avons repris le canot pour aller à la rencontre de Ghislaine qui nous portait le panier du petit déjeuner. Elle marchait gaiement vers nous, quand soudain la lanière du panier lâche et que notre petit déjeuner tombe dans la prairie. Heureusement seul le petit pot de crème, qui n'avait pas mis sa ceinture, avait pris un mauvais coup.
Les croissants, pains au chocolat, tartines et petits pots de miel et de confitures ont pu sans encombre être englouti par les naufragés de la veille.



C'est sous le beau soleil que nous avons quitté à regret notre île Morvandelle, dont chaque jour j'ai une image pleine de bonheur qui revient sous mes paupières. C'est comme si j'avais rincé mon esprit dans une source limpide.


1 commentaire:

  1. Une magnifique histoire, un lieu de rêve, une merveilleuse idée de princesse Véronique...

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